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Légumineuses et santé

Les recommandations nutritionnelles de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) ont changé.


Si cette agence continue de promouvoir la consommation de fruits et légumes, elle insiste aujourd’hui sur une consommation majoritaire de légumes.
La nouveauté c’est la promotion des légumineuses qui précédemment étaient indifférenciées dans le « panier » des céréales.
Donc, pour votre santé cette agence recommande de consommer régulièrement des légumineuses.
Pour ceux qui ne sauraient pas ce qu’elles sont : ce sont les lentilles, les pois chiches, les fèves, les pois, les haricots blancs ou rouges …. Retenez déjà que ce sont les graines des plantes…

Le problème de fond pour moi concerne ces préconisations qui sont basées sur la composition nutritionnelles de ces aliments en occultant complètement leur teneur en anti-nutriments qui ne sont pas sans effets négatifs sur la santé.
Ce n’est pas parce qu’un aliment est très riche en nutriments que notre organisme va pouvoir les assimiler. Soit parce que la forme végétale n’est pas ou peu assimilable par notre organisme, soit parce que les anti-nutriments qu’il contient en empêchent la synthèse.

L’autre aspect du problème, c’est que ces recommandations sont générales.
Selon que vous soyez jeune ou moins jeune, actif ou non, en surpoids léger ou proche de l’obésité, ces recommandations n’auront pas le même impact sur votre santé ou l’amélioration de celle-ci.

Ces recommandations me semblent être plus de l’ordre du soutien à notre agriculture qu’une réelle réflexion concernant la santé de la population. Mais ce n’est que mon impression…

Concernant les anti-nutriments. Ces substances produites par les céréales et les légumineuses leur servent à se protéger des prédateurs et s’assurer ainsi la perpétuation de l’espèce.
Le monde végétal n’est le monde idéal et bienveillant qu’on imagine. Il ne faut pas croire que les végétaux sont là pour se faire manger.
Comme dans tout le règne vivant, le vivant trouve toutes les stratégies pour se reproduire. Le végétal ne fait pas exception. Il le fait notamment en utilisant des systèmes de défenses pour limiter les attaques des prédateurs. Sans cela, c’est l’extinction de l’espèce.
Pour une plante, la graine c’est l’avenir de l’espèce. C’est la raison pour laquelle, les graines sont particulièrement difficiles à être digérées pour avoir un avenir… si un aliment vous rend malade, vous n’y revenez pas, n’est-ce pas ? Et nous, nous consommons les graines…

Si l’on regarde la composition en protéines, vitamines, minéraux des céréales et légumineuses on se dit qu’il ne peut y avoir meilleur aliment pour son organisme. Que la nature nous offre ses bienfaits, qu’elle est vraiment bien faite…
Mais, en réalité, quelle quantité de ces précieux nutriments notre organisme va réellement assimiler ?

Maintenant on y regarde de plus près. Allons plus loin dans la relation santé et alimentation.

Les phytates ou acide phytique, sont contenus dans l’enveloppe des graines, céréales et légumineuses mais aussi on les trouve dans les fruits à coque, amandes, noix de cajou…
Ce qu’il faut retenir de ces phytates, c’est qu’ils bloquent principalement la biodisponibilité des minéraux. L’acide phytique interagit aussi avec les enzymes qui servent à la digestion des protéines.
Seuls les oiseaux et les ruminants sont en mesure de digérer l’acide phytique grâce aux bactéries, présents dans leur système digestif. Ces bactéries transforment l’acide phytique en phytases, des enzymes en mesure de dégrader les phytates.

Les lectines. Elles sont présentes partout dans le monde végétal. Elles sont en grande quantité dans les légumineuses, les céréales et les pseudo-céréales telles que le quinoa, le sarrasin et aussi dans les végétaux de la famille des solanacées telles que les tomates, les aubergines, les poivrons, les pommes de terre.
Pour faire simple, les lectines sont des protéines capables de se lier aux cellules de l’organisme et en perturber le fonctionnement.
Notamment elles abîment la paroi intestinale la rendant perméable. Les conséquences de cette porosité sont que de nombreuses substances toxiques vont franchir la barrière intestinale pour envahir notre organisme au lieu d’être évacuées par les intestins.
Se faisant, cela favorise l’inflammation. Cela est connu également pour favoriser les maladies auto-immunes. En s’attaquant aux lectines, nos cellules s’attaquent à ses propres cellules.

Si on parle des lectines, et bien toutes les lectines ne sont pas nocives. Certaines d’entre elles inhibent le développement des virus et la croissance des cellules cancéreuses.
La germination, le trempage, la fermentation et la cuisson réduisent fortement la teneur en lectines mais pas totalement…

Les inhibiteurs enzymatiques. Leur rôle est d’inhiber les systèmes enzymatiques des prédateurs en nuisant à la digestion. Ils empêchent l’absorption des nutriments qui nous sont nécessaires tels que les vitamines et les minéraux en empêchant nos propres enzymes de dégrader l’aliment ingéré.
Le trempage et la cuisson les éliminent à 80 et 90%.

Les saponines. Toutes les plantes en contiennent. Les végétaux qui en contiennent le plus sont les tomates (les vertes pas mûres en contiennent encore plus), les aubergines, les pomme de terre, les épinards, les asperges, les légumineuses et les pseudo céréales notamment le quinoa. (Liste non exhaustive évidemment).
Lorsque les insectes consomment ces végétaux, les saponines agissent en dissolvant leurs membranes cellulaires. Chez l’humain, les saponines peuvent entrainer la détérioration de la muqueuse intestinale en la rendant poreuse. Elles génèrent un état inflammatoire.
La cuisson n’élimine pratiquement pas la teneur en saponines des aliments. La fermentation en revanche en réduit significativement la teneur, notamment avec le soja.

Les céréales, légumineuses ne peuvent en aucun cas être la base de notre alimentation. C’est mon avis.

Chacun peut décider de consommer tel ou tel aliment en fonction de ses croyances, de sa compréhension des choses, de ses objectifs de vie. Chacun fait comme il peut, comme il veut… pas de problème.

La réalité des choses : la vie est une lutte permanente pour la survie, rien n’est facile, rien n’est évident.
Aucun aliment est idéal, en conséquence, aucun aliment va corriger tout seul le problème que causent d’autres aliments.
Si un aliment nous empoisonne, il faut arrêter d’en consommer. Cela me semble une évidence. Pas vous ?
Chaque aliment présente à la fois des effets qui sont bénéfiques et potentiellement préjudiciables pour notre santé.
Tout est dans la dose et comme on l’a vu précédemment, dans la façon dont nous préparons nos aliments.

Rappel : Ce n’est pas la composition nutritionnelle des aliments que nous consommons qui nous indique la biodisponibilité réelle de ces nutriments.

One thought on “LÉGUMINEUSES ET SANTÉ”
  1. Avatar rocher laurence

    je suis venue de Paris dans le Cantal pour un stage de pilate postural, je suis arrivée avec mon dos vouté et je suis repartie avec des clés pour me redresser durablement, avec 3 semaines de recul, je suis déjà satisfaite de ma nouvelle posture.

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