In: Infos0

– Comprendre pour agir
Les risques liés au surpoids et à l’obésité sont le développement très probable de pathologies telles que le diabète, les maladies cardiovasculaires et divers cancers.
Il est possible de remédier à ces facteurs de risque en modifiant nos comportements, ce qui impliquent que nous nous prenions en main.
Si nous ne nous occupons pas de notre santé, personne ne le fera à notre place.
Pour la majorité des cas, le surpoids et l’obésité sont la conséquence directe de très mauvaises habitudes alimentaires souvent par méconnaissance de la façon dont nous nous alimentons et de son impact sur notre organisme.

Comprenons également qu’à partir du moment où nous commençons à prendre de mauvaises habitudes alimentaires, nous perturbons notre système hormonale à tel point que nous devenions « esclave » de nos mauvaises habitudes et qu’il est difficile de s’en débarrasser si l’on n’a pas la volonté d’améliorer sa santé et de comprendre la nature et
l’influence de nos aliments sur notre organisme.

– Pour comprendre ce que nous mangeons et pour faire simple.
Nos aliments nous apportent des protéines. Elles sont les briques qui sont indispensables à l’élaboration des matériaux de construction et de réparation de notre notre corps : elles sont essentielles à la fabrication, la réparation et le renouvellement de nos organes, elles servent aussi à la fabrication des hormones, des enzymes, des anticorps… Bref, elles sont indispensables et chacun de nos trois repas devraient en contenir en quantité et en qualité suffisante.

Les glucides lorsqu’ils sont de qualité, apportent fibres, vitamines, minéraux, micronutriments… ils sont le carburant de notre corps tout comme les lipides. Glucides et lipides produisent l’énergie dont notre corps a besoin mais… Le corps va au plus simple. Si nous consommons des glucides de mauvaise qualité, c’est-à-dire les glucides raffinés que nous propose l’industrie agroalimentaire, nous allons forcément les consommer en excès et de ce fait notre corps va avoir à sa disposition une grande quantité d’énergie facile à utiliser. Du fait de cet excès de consommation de glucides, le corps n’utilise pas les lipides (graisses) comme combustibles et ainsi les graisses sont et restent stockées : il devient difficile voire impossible de les déstocker. Pire, l’excès de glucose qui circule dans le sang peut amener les cellules adipeuses à produire de nouvelles molécules servant de base à la forme de stockage des graisses dans le corps (« triacylglycérols », improprement appelés « triglycérides »). Donc, il faut comprendre que les glucides ingérés en grande quantité et a fortiori de mauvaise qualité est néfaste pour notre santé. Il n’y a aucune raison pour la santé d’avoir des graisses stockées en excès, si l’on doit attaquer le surpoids ou l’obésité, la « guerre » se tournera vers l’excès de masse grasse en privilégiant les glucides de qualité, non raffinés et en quantité limité.

Seule la suppression des glucides raffinés par l’industrie et un apport axé principalement sur des glucides complets, non transformés, va permettre à l’organisme de pouvoir mobiliser les graisses comme énergie et ainsi les déstocker. Les graisses ne sont pas nos ennemies lorsque l’on s’attaque au surpoids et à l’obésité. Ce n’est pas en supprimant les acides gras que nous pouvons durablement perdre le poids en excès ; elles ne sont pas la bonne cible à supprimer. Ce qui est essentiel concernant les lipides, c’est de limiter au maximum les graisses saturées que l’on trouve dans les produits laitiers, les viandes notamment et de privilégier les « bonnes » graisses que sont les acides gras que l’on trouve dans les graines oléagineuses, les huiles d’olive et de colza, nous
choisirons toujours des huiles avec la mention « première pression à froid » et « bio » de préférence.

Pour comprendre que les « graisses » ne sont pas la cible pour abaisser notre masse grasse, regardons les conseils nutritionnels «assénés» depuis plus de 40 ans aux USA. Pour lutter contre l’obésité, les instances de santé des USA ont fait l’apologie d’une alimentation limitée en graisse (notamment avec l’apparition des produits « allégés ») et ont favorisé la consommation de glucides. La conséquence directe de ces mesures a été l’augmentation massive de l’obésité, parce que ce qui n’a pas été compris c’est qu’il fallait lutter contre la consommation de glucides raffinés et qu’il fallait utiliser des graisses de qualité qui vont protéger notre système cardiovasculaire. Le problème concernant les glucides n’étant pas essentiellement leur quantité mais leur qualité. Là où des glucides raffinés vont nous donner toujours plus faim et nous entrainer dans le cercle infernal d’avoir toujours faim, les glucides complets, non transformés, vont avoir le pouvoir de nous rassasier avec une quantité moindre et dans laquelle la qualité nutritionnelle est présente.

En France, on pourrait penser que les comportements sont plus vertueux que ceux des USA, mais en regardant les différentes préconisations, on constate que les nutritionnistes préconisent également de consommer moins de graisse et plus de céréales, de féculents et ces indications n’incluent toujours pas la notion de qualité des aliments. Le résultat : les études montrent qu’en 2009 14.5% de la population française était obèse, soit plus de 2 fois et demi supérieur à ce qu’elle était en 1990.

Maintenant voyons ce qu’il se passe dans le corps lorsque nous ingérons des glucides raffinés en excès, ce qui est le cas de la majorité d’entre nous.
A chaque fois que nous mangeons un aliment glucidique, il y a une réponse du pancréas qui envoie l’insuline pour favoriser l’assimilation des glucides. Si les glucides arrivent en masse dans le sang et cela est une habitude, la réponse insulinique sera excessive et entrainera une hypoglycémie réactionnelle, alors interviendront les glandes surrénales qui sécrèteront l’adrénaline pour faire remonter la glycémie et si la stimulation est excessive, la sécrétion d’adrénaline sera augmentée et on se retrouvera en hyperglycémie et le cycle recommencera. Insuline en excès d’où hypoglycémie, adrénaline en excès d’où hyperglycémie. En conséquence, on est à la porte du diabète. Si l’on ajoute à cela la démonstration récemment faite que les aliments à index glycémique élevé agissent comme des drogues sur notre cerveau (avec le phénomène de dépendance qui s’en suit), on comprendra pourquoi on a toujours envie de manger des aliments sucrés d’où la prise de poids régulière. Le surpoids s’installe immanquablement. Résultat : en route pour l’obésité et toutes les maladies associées, diabète, maladies cardiovasculaire, accident vasculaire cérébral (AVC), certains cancers…

Il faut comprendre que l’insuline est une hormone qui, si elle favorise l’assimilation et la combustion des glucides, empêche l’organisme de brûler ses graisses lorsque sa stimulation est permanente. La conséquence directe est que ne pouvant pas être utilisées comme combustibles, les graisses sont être stockées dans les tissus, les organes, la taille, les cuisses…. Vous savez bien comment votre corps se transforme lorsque vous prenez du poids et surtout ces graisses se retrouvent dans le sang avec tous les risques concernant les maladies cardiovasculaires qui vont avec.

– Quoi faire alors ?
Si vous souhaitez retrouver un poids et une silhouette normale, lutter contre le diabète et les maladies cardiovasculaires et autres, vous devez impérativement changer des habitudes alimentaires néfastes à votre santé et vous mettre à l’exercice.
Concernant les habitudes alimentaires, elles doivent faire la part belle aux légumes qui doivent être présents à tous les repas, remettre à l’honneur les légumineuses (lentilles, haricots secs, pois chiches, poids cassés…..) et les céréales complètes, privilégier le riz basmati (complet), les pâtes complètes ; concernant le pain, consommer du pain au levain, du pain bis, de seigle ou avec des graines entières de préférence. Consommer des graines oléagineuses (noix, noisettes, amandes ….) et surtout de l’huile d’olive et de colza de première pression à froid.

L’exercice physique doit être fait régulièrement. Adapté et personnalisé, il va permettre à l’organisme de redonner une sensibilité à l’insuline pour ceux dont la résistance à l’insuline a entrainé un diabète. Etre suivi est un atout essentiel pour installer de nouvelles habitudes, pour conserver sa motivation et s’orienter vers la santé.
Vous devez comprendre que si vous avez habitué votre organisme à stocker les graisses et à ne pas les brûler du fait de l’ingestion excessive de glucides, il va falloir le rééduquer en l’obligeant à changer sa stratégie concernant l’utilisation de son énergie et donc à le contraindre à utiliser préférentiellement les graisses stockées. Là intervient le suivi personnalisé afin de bien appréhender ces mécanismes.
Chacun doit comprendre que le surpoids ou l’obésité n’est pas seulement le résultat d’une balance positive entre les calories ingérées qui seraient supérieures par rapport aux calories dépensées qui seraient moindres. Mais bien de la qualité nutritionnelle.

C’est pourtant ce que les instances médicales nationales et internationales continuent d’utiliser comme justification à l’obésité. Or, depuis des décennies, la science apporte régulièrement les preuves que l’un des problèmes majeurs vient de l’excès de l’insuline dans l’organisme, ceci étant dû à la nature même des glucides ingérés comme nous l’avons abordé plus haut. Ayons en mémoire dorénavant que seule une alimentation limitant le plus possible et au quotidien la production d’insuline pourra permettre durablement le déstockage des graisses superflues afin de retrouver le chemin de la santé. Cela nécessite une certaine volonté et de la détermination pour lutter contre les sirènes de l’industrie agroalimentaire qui, à force de messages publicitaires, nous font croire que tel ou tel produit raffiné à l’excès est bon pour votre santé. Leur seule motivation, ce n’est pas votre santé mais prendre votre argent.

En résumé, LA REVOLUTION est ; il ne s’agit pas de manger moins il s’agit de manger mieux. La restriction alimentaire n’a jamais aidé personne à mincir et à le rester durablement bien au contraire. La seule chose à faire n’est pas de se sous-alimenter, ni de se restreindre mais bien de passer à une alimentation de qualité, manger mieux en respectant ses besoins et les signaux que nous envoie notre corps, notamment de satiété. Encore une fois n’hésitez pas à vous faire aider tant sur le plan alimentaire que pour mettre en place une activité physique adaptée et personnalisée, les résultats seront à la hauteur de vos attentes. De plus, même si l’activité physique aide à améliorer la composition corporelle en diminuant la masse grasse, vous devez la considérer comme une activité qui va vous permettre de stimuler, de conserver vos qualités physiques, telles que force, endurance, souplesse, afin de bouger avec facilité, ne pas être essoufflé dans la vie quotidienne. Elle va vous permettre aussi de vous muscler, vous tonifier, consolider la masse osseuse. Récemment, des travaux ont également démontré qu’elle permet de stimuler vos neurones, de fait l’activité physique apporte une aide essentielle dans vos choix en stimulant des zones du cerveau qui sont importantes dans le succès de vos objectifs.

Article écrit par Tiberio Morbiducci D.E.
Spécialiste de la nutrition/santé, de l’accompagnement des personnes en surpoids.
Pour tout renseignement pour un accompagnement personnalisé contactez le 06 37 53 64 15

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *